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Modes actifs, transports partagés et alternatifs

Cette rubrique est consacrée à l’ensemble des modes de déplacement alternatifs à la voiture particulière, hormis les transports collectifs réguliers. Ses articles traitent des applications des TIC aux modes actifs individuels, tels que la marche à pied ou le vélo particulier, et aux services de transport partagés autres que les transports collectifs réguliers : il s’agit essentiellement du transport à la demande (TAD), de l’auto-partage, du covoiturage, et des nouveaux services vélos.


Galerie

  • Arrivée à Roissy
  • Allobus (Roissy)
  • Creabus (Dieppe)
  • HandiTan (Nantes)

Transport à la demande

Définitions

L’article 26 du décret n°85-891 du 16 août 1985 relatif aux transports urbains de personnes et aux transports routiers non urbains de personnes, dispose que « les services publics à la demande de transport routier de personnes sont des services collectifs offerts à la place, déterminés en partie en fonction de la demande des usagers et dont les règles générales de tarification sont établies à l’avance, et qui sont exécutés avec des véhicules dont la capacité minimale est fixée à quatre places, y compris celle du conducteur  ».

Ces « services publics à la demande de transport routier de personnes  » sont plus communément appelés transports à la demande (TAD). L’article 26 du décret du 16 août 1985 définit les principales caractéristiques de ces TAD :
- ce sont des services publics. Ils sont donc ouverts à tous. Il existe néanmoins des exceptions à ce principe : l’article 27 du décret pré-cité précise que les TAD, tout comme les transports réguliers, « peuvent être organisés en faveur de catégories particulières d’usagers » telles que les personnes à mobilité réduite par exemple.

- leur organisation relève de la compétence des autorités organisatrices de transports urbains sur les périmètres de transports urbains (PTU). En-dehors des PTU, la compétence d’organisation des TAD revient aux conseils généraux (autorités organisatrices des transports non urbains sur le périmètre départemental), aux conseils régionaux (autorités organisatrices des transports ferroviaires et des lignes de bus inter-départementales sur le périmètre régional) ou à l’Etat suivant le périmètre de desserte du service.

- les TAD peuvent être exécutés en régie par l’autorité organisatrice compétente ou par un transporteur, inscrit au registre des entreprises de transport public routier de voyageurs, ayant passé une convention à durée déterminée avec l’AO.

- la capacité minimale des véhicules utilisés est de quatre places.

- enfin, les TAD sont « déterminés en partie en fonction de la demande des usagers ». Cela signifie que ces services sont actionnés seulement s’il y a réservation préalable de l’usager.

Quelques applications du TAD

Le TAD est utilisé notamment dans un large périmètre autour de l’aéroport de Roissy - Charles de Gaulle (système Allobus).

Les techniques d’information et de communication à distance permettent de mieux optimiser la gestion de ces flottes de véhicules. Il est possible d’appeler une heure avant son départ et d’obtenir le passage d’un bus, dans un certain « fuseau » autour d’une ligne préétablie.

Ce système utilise, pour localiser les autobus, non pas le GPS, mais le système Mobiloc, fondé sur un principe de radio-positionnement dans lequel chaque mobile détermine sa position en mesurant le temps de propagation d’un code en provenance de balises fixes.

Pages associées

Projets de recherche


Outils & méthodes



Galerie

  • Véhicule électrique Bluecar de la flotte Autolib', stationné au 40 rue du Bac à Paris - Crédit : Photothèque TERRA (Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie)

L’autopartage

L’autopartage, aussi appelé car sharing ou multi-voiturage, constitue un type de location de véhicule. Ce service de mobilité offre la possibilité aux usagers de partager un parc de voitures. Les utilisateurs peuvent disposer d’une automobile « à la carte  » moyennant adhésion préalable et réservation avant chaque prise de véhicule.

L’article 54 de la loi du 13 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle 2, est venu apporter une définition officielle de l’autopartage en disposant que « l’activité d’autopartage est définie par la mise en commun au profit d’utilisateurs abonnés d’une flotte de véhicules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans conducteur pour le trajet de son choix et pour une durée limitée  ».

Concrètement, en l’échange d’une adhésion et d’un paiement à la consommation, une société d’autopartage met à disposition de ses abonnés, sur simple appel téléphonique ou réservation sur internet, une flotte de véhicules disponibles 24h/24 et 7 jours /7. Le coût du service pour l’usager dépend du nombre de kilomètres parcourus et/ou de la durée de la location avec l’objectif de favoriser les déplacements de proximité.

Il faut distinguer les services d’autopartage de l’autopartage dans la sphère privé. Les premiers répondent à la définition donnée précédemment : ils mettent en place des systèmes de location de courte durée, gérés par une entreprise ou une association et réservés aux personnes abonnées au service. L’autopartage dans la sphère privée consiste en la mise en commun d’un ou plusieurs véhicules, utilisés par des amis, des voisins ou des proches pour des trajets différents à des moments différents.


Le covoiturage

Le covoiturage est l’utilisation commune d’un véhicule par un conducteur non professionnel et un ou plusieurs passagers dans le but d’effectuer tout ou partie d’un trajet commun.

Le covoiturage organisé est distingué du covoiturage dynamique. Le premier permet aux utilisateurs de se mettre en relation avec d’autres covoitureurs par le biais d’un site internet afin de planifier leur voyage à l’avance. Le second utilise les technologies de l’internet mobile ou du GPS pour mettre en relation un conducteur avec des covoitureurs sans planification préalable. Le conducteur est averti sur son téléphone portable des possibilités de covoiturage qui lui sont offertes (voir l’article "covoiturage dynamique" en lien). Plusieurs opérateurs étudient actuellement les possibilités de mettre en place ce covoiturage dynamique en France. Plus encore que pour le covoiturage planifié, le principal problème à résoudre pour le développement du covoiturage dynamique est l’atteinte de la masse critique d’utilisateurs : un système de covoiturage ne peut fonctionner que si le nombre de covoitureurs en relation est important afin d’offrir un maximum de possibilités et rendre ainsi le covoiturage le plus souple possible.

Le covoiturage revêt donc aujourd’hui des formes diverses car il peut être organisé par différents acteurs - centrales de mobilité, associations, entreprises, individu seul – et de différentes manières : simples mises en relation conducteur/passagers sur un site internet, détermination exacte des trajets, entente ponctuelle entre deux personnes sans mise en relation préalable...


Galerie

  • V-Lille (Photothèque TERRA - MEDDE)
  • Vélos Yélo à la Rochelle (Photothèque TERRA - MEDDE)

Liens externes

La brochure ministérielle sur Le développement des modes actifs. Le vélo. L’expertise française


Les nouveaux services vélos

STATIONNEMENT

- Aux abords des gares : Plusieurs collectivités ont développé ces dernières années des offres de stationnement innovantes en articulation avec les transports collectifs : parcs sécurisés et couverts, utilisation de la carte d’abonnement transports comme carte d’accès au local , modularité en fonction de l’évolution de la demande... Parfois, un service de location courte et longue durée vient compléter cette offre.

Certains de ces parcs portent le nom de « vélostation ».

Pour en savoir plus : http://www.voirie-pour-tous.info/Tr...

- Dans les logements collectifs : La loi Grenelle du 12 juillet 2010 introduit l’obligation de mettre en place dans les nouveaux logements un parc de stationnement vélo sécurisé là où du stationnement sécurisé est offert pour les voitures. Certains bailleurs sociaux ont anticipé sur les prochains décrets d’application de cette loi en proposant une offre de stationnement adaptée aux besoins des habitants.

LOCATION

-La location-prêt : Elle peut être de courte durée (une heure, une demi journée, une journée) ou de moyenne/longue durée (une semaine, un mois, un an). Le parc disponible peut comprendre quelques vélos électriques et des tandems pour élargir la clientèle intéressée. Le vélo doit être rendu là où il a été emprunté. Ce service est proposé par des vélocistes mais aussi par certaines « vélostations » et maisons du vélo (structures œuvrant pour promotion de l’usage du vélo).

- Un cas particulier de location : le Vélo en Libre Service (VLS) : Le VLS a connu un essor important ces dernières années. C’est souvent un système de location automatisée de très courte durée comprenant des stations maillant plus ou moins finement le territoire. Les modalités de fonctionnement des services de VLS sont généralement assez proches : l’usager peut emprunter et reposer le vélo dans des stations en libre-service. Une carte de paiement ou d’abonnement suffit pour l’utiliser.

Il existe également des systèmes de vélo en libre service sans station basés sur l’utilisation des téléphones portables. Cette formule appelée « call a bike », très présente en Allemagne, existe également en France (Chalon-sur-Saône) sous une forme hybride (téléphone portable + stations).

Certains services VLS ont équipé leur flotte de la technologie RFID (Radio Frequency IDentification ou radio-identification) voire, outre atlantique, de GPS embarqués.

Actuellement, une trentaine d’agglomérations françaises de taille moyenne à grande proposent du VLS.

En savoir plus :

http://www.obisproject.com

http://bike-sharing.blogspot.com/

http://www.bcycle.com/


Galerie

  • Exemple de réalité augmentée
  • Site walkscore.com proposant une cartographie de la marchabilité des villes

La marche

La marche à pied fait partie de nos moyens de déplacement au quotidien. Ce mode de déplacement naturel est inclus dans les modes dits "fatigants", "doux" ou encore "actifs" en comparaison aux modes motorisés qui eux sont considérés comme ’’passifs’’. Pour la grande majorité des individus, la marche à pied constitue la première et la dernière étape du trajet : on doit marcher pour se rendre au lieu de stationnement de son véhicule particulier ou pour aller d’un arrêt de transport collectif à son lieu de travail par exemple.

Pour des raisons écologiques et économiques, la marche à pied revient sur le devant de la scène. Dans leurs projets, les urbanistes redonnent de l’espace aux piétons et font cohabiter la marche avec les autres modes de déplacement Plusieurs études montrent que de plus en plus d’individus sont prêts à changer ou ont déjà totalement modifié leurs habitudes de déplacement en développant la pratique de la marche à pied. Cette tendance est soutenue par les facilités offertes par les nouvelles technologies : apparition d’une multitude d’applications pour smartphone permettant de faciliter les déplacements au quotidien, émergence de nouveaux outils tels que ’’la réalité augmentée’’ (système informatique permettant de superposer une image virtuelle à la réalité et ceci en temps réel grâce à l’appareil photo d’un téléphone portable ou à des lunettes vidéo spéciales : voir lien ci-contre)... Les usagers peuvent également alimenter des sites internet tel que ’’walkscore’’ (voir article ci-contre) ou communiquer sur les réseaux sociaux comme Twitter pour donner des informations à toute la communauté sur les possibilités et les difficultés rencontrées pour se rendre à pied à une destination donnée.