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Systèmes coopératifs et recueil de données

Les technologies de recueil de données de trafic présentées précédemment et se fondant sur les communautés d’usagers, les satellites et véhicules traceurs ou encore les Floating Mobile Data, font partie intégrante des systèmes coopératifs. Ils constituent la partie mûre des systèmes coopératifs, et font partie des solutions proposées et développées. Sans nul doute, ils feront partie de l’architecture globale des systèmes coopératifs qui tend à se mettre en place afin d’assurer une interopérabilité des systèmes. Cette architecture est portée par le Mandat M453 de la Commission Européenne.

Par le terme de systèmes autonomes, on désigne les véhicules équipés de leurs assistances à la conduite. On peut également assimiler comme systèmes autonome la chaine composée de l’infrastructure routière, ses capteurs, le CIGT et les dispositifs d’information.

Par le terme de systèmes coopératifs, on désigne, au sens des définitions utilisées dans les comités de normalisation et projets européens (ainsi qu’internationaux), l’interopérabilité des systèmes autonomes précédents afin de pouvoir réaliser, en temps réel des échanges d’informations via trois types de communications :

  • Véhicules – Véhicules (V2V)
  • Véhicules – Infrastructure (V2I) et Infrastructure – Véhicules (I2V)
  • Infrastructure – Infrastructure (I2I).

De part le Mandat M453 portant la directive ITS, le déploiement des Systèmes de Transports Intelligents, donc en sous partie, des systèmes coopératifs est en plein essor. Outre les projets de R&D qui ont permis de développer des systèmes coopératifs reposant sur des communications Véhicules – Véhicules, notamment dans le cadre de la réalisation d’assistance à la conduite (alerte anti-collision, …), les nouveaux projets impliquant l’industrie automobile prennent en compte l’utilisation d’unités de bord de route (UBR) ou Road Side Unit qui représentent un des nouveaux type d’ITS stations. Ces unités bord de route sont prévues pour permettre d’établir une communication de l ’infrastructure vers les véhicules (I2V) ainsi que son pendant des véhicules vers l’infrastructure (V2I). Ainsi, le système coopératif résultant est voulu pour être capable d ’assurer la continuité du passage de l’information de véhicules à véhicules en passant par les unités bord de route.

Les communications Véhicules-Véhicules s’effectuent pour l’instant par l’utilisation d’ITS station sous la forme d’unités intégrées dans les véhicules intelligents ou On Board Unit. Le développement des dispositifs nomades, tels que les systèmes de localisation GNSS (GPS, …) et les smartphones ont permis de concevoir ceux-ci comme une troisième ITS station qui est capable de communiquer aussi bien avec le véhicule lui même, pour récupérer ses données proprioceptive tels que la vitesse, mais aussi avec les UBR pour renvoyer ces informations en intégrant les supports de communication longue distance. Ces unité nomades on l’avantage d’être interactive avec le conducteur et permettent de récupérer des données évènementielles (situation accidentogènes, ...) de la part des communautés d’utilisateurs. Elles ont également pour avantage d’être utilisées pour un autre mode de transport que pour la voiture.

Les projets européens, tels qu’EasyWay, et les commissions de normalisation ont mis l ’accent sur l’utilisation de cette architecture à des fin de gestion de l’infrastructure et des transports. Ainsi l’application principale est de pouvoir recevoir les informations concernant l’état des véhicules (allumage des essuies-glaces, détection de glissement, …) mais aussi de vitesse pratiquée et de comptage via les unités de bord de route. Ceci afin d’utiliser le véhicule comme une série de capteur dont les informations permettent au gestionnaire de gérer son réseau. Pour ce faire, il est défini comme quatrième ITS station le pendant de l’unité de bord de route qui est intégrée dans le CIGT. Ce dernier type d’unité vient compléter la chaine d’acquisition des données des véhicules pour les transférer, via les unités bord de route, ou directement, vers l’unité intégrée dans le CIGT.

Selon le niveau d’intégration atteint, les communications entre les quatre types d’ITS station peuvent être de différentes natures, comme par exemples : satellite, cellulaire, GSM, 3G, câbles, fibres, sans fils, DSRC, WLAN, …

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