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La société SAPN - Groupe Sanef a mis en place depuis 2009 une expérimentation de régulation des vitesses sur une section de l’autoroute A13 localisée en Île-de-France.


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Expérimentation de régulation des vitesses sur l’autoroute A13

Le contexte de l’opération

Cette opération concerne une section de l’autoroute A13 située plus exactement entre la barrière de péage de Mantes-La-jolie et l’échangeur avec l’autoroute A14.

L’opération concerne uniquement le sens de circulation Province vers Paris. En termes de chiffres, la section représente une longueur totale de 25 km. Elle comporte 3 voies par sens de circulation.

Étant située après la barrière de péage, cette section a la particularité d’être gratuite pour une grande partie des usagers qui l’empruntent. Elle est également située dans un environnement de type péri-urbain.

Ces deux facteurs combinés font que le volume de trafic journalier est très élevé sur cette section de l’autoroute A13, de l’ordre de 110 000 véhicules par jour.

En particulier, les fortes hausses du trafic constatées régulièrement sur cette section se produisent principalement durant deux catégories de périodes particulières :

  • les heures de pointes du matin et du soir durant les jours de semaines,
  • les périodes de retours de week-ends ou vacances scolaires.

Durant les jours de semaine, les trafics sont essentiellement liés aux déplacements domicile -travail, alors que pour les fins de week-ends et vacances scolaires, il s’agit de retours depuis les stations balnéaires de Normandie.

Durant ces périodes, la demande de trafic dépasse régulièrement la capacité de l’infrastructure (c’est-à-dire le débit maximal qu’elle peut écouler), avec des pics de trafic supérieurs à 6000 véhicules par heure.

Ce phénomène conduit à l’apparition de fortes congestions récurrentes sur cette section, qui représentent en volumes la moitié de la congestion survenant sur A13, et un tiers des incidents.

Les objectifs de l’expérimentation

La mise en place de l’expérimentation de la régulation des vitesses vise trois objectifs principaux :

  • Améliorer la sécurité : la diminution de la vitesse limite contribue à réduire le nombre d’accidents, ainsi qu’à améliorer la sécurité pour les personnels et équipes de patrouille de la société.
  • Améliorer les indicateurs de trafic : harmoniser le flux de circulation pour augmenter la capacité de l’infrastructure, diminuer l’intensité des phénomènes de congestions, en retardant leur apparition et limitant leur intensité.
  • Fournir de meilleures conditions de conduite aux usagers : diminution des changements de voies, diminution des risques de collision par l’arrière, réduction du stress et la fatigue dues aux conditions de conduite en situation de trafic dense.

Les équipements utilisés

Les équipements utilisés dans la mise en œuvre de cette mesure sont des panneaux dynamiques installés en section courante. Ils sont implantés à la fois sur l’accotement et sur le terre-plein central, et également situés juste après les fins de bretelles d’insertion.

L’indication de vitesse régulée est accompagnée du message d’information suivant : « Vitesse limite régulée ».

Architecture du système de régulation

Les données de trafic (débits, concentration et vitesses) sont recueillies par le biais de boucles électromagnétiques réparties dans la chaussée, et transmises vers le PC de circulation.

Un logiciel spécifique dédié à la régulation de vitesse utilise alors ces données pour une analyse en temps réel des conditions de circulation et générer des alertes lorsqu’un changement de vitesse limite est nécessaire.

Pour émettre ces alertes, le logiciel s’appuie notamment sur un algorithme à deux étages :

  • Le premier étage analyse les données de trafic et les compare à des seuils pré-établis par l’exploitant. En fonction de ces comparaisons, l’algorithme fournit une nouvelle valeur pour la limites de vitesse.
  • Le second étage de l’algorithme vérifie sur un plan réglementaire si la nouvelle vitesse proposée est compatible avec la réglementation en vigueur. Par exemple, il n’est pas possible d’abaisser directement la vitesse de 130 à 90km/h, sans passer par une étape de limitation à 110 km/h.

Retour d’expérience

Les premiers résultats d’évaluation ont montré que, sur cette section de l’autoroute A13, durant l’activation de la régulation de vitesses, on observait :

  • une diminution de la congestion,
  • moins de stress de la part des usagers et une satisfaction accrue,
  • des conditions de circulation plus apaisées.

La régulation de vitesse permet ainsi :

  • de conserver la limitation à 130 km/h lors de conditions de circulation peu denses,
  • d’abaisser à la limite de vitesse la plus appropriée lors des conditions denses.

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