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Réseau d’appel d’urgence

Le réseau d’appel d’urgence (RAU) fait partie intégrante du paysage routier. Sa fonction est de permettre aux usagers en difficulté d’émettre des appels et de recevoir, en retour, conseils ou secours.

Un réseau d’appel d’urgence est constitué de :

  • au moins un poste de centralisation des appels (PCA) installé dans les locaux de permanence du service chargé de la sécurité ou de l’exploitation de la voie routière
  • un certain nombre de postes d’appel d’urgence (PAU) implantés le long de la chaussée et reliés par groupe ou individuellement au PCA
  • un ou plusieurs supports de transmission assurant la liaison phonique bilatérale entre PAU et PCA et l’acheminement des signaux de télécommande et télécontrôle permettant la localisation du PAU appelant, l’établissement et la coupure de la communication avec l’usager.

Les caractéristiques fonctionnelles de base du RAU sont la détection et la localisation d’un ou de plusieurs appels avec l’établissement d’une communication bilatérale (full duplex).

Les PAU sont disposés le long des voies, tous les deux kilomètres sur autoroutes, un kilomètre sur voies rapides urbaines, et tous les quatre kilomètres sur les routes nationales équipées. Ils sont de type "mains libres". La demande de communication s’effectue par appui fugitif sur un bouton poussoir. Sur autoroutes et certaines voies rapides, les postes sont installés par couples, en vis-à-vis : poste d’appel d’urgence principal (PAUP) et poste d’appel d’urgence secondaire (PAUS) ou seuls (PAUP). La carte électronique et l’alimentation électrique sont situées dans le PAUP.

Un équipement de sécurité en pleine évolution :

Jusque dans les années 90, les équipements dynamiques routiers que sont les Postes d’Appel d’Urgence (PAU) étaient les seuls moyens à disposition de l’usager, généralement en situation de détresse, pour obtenir secours ou conseils sur les axes routiers. La France a ensuite connu l’explosion de la téléphonie mobile, qui constitue de fait un autre moyen d’appel des services de secours. Le téléphone mobile apportant à l’usager confort, disponibilité et sentiment de sécurité, est alors rapidement devenu incontournable, concurrençant directement le RAU.

Il a donc fallu se poser la question de l’évolution technologique du RAU sur le territoire.

D’autre part, le contexte organisationnel a évolué, avec notamment :

  • Le transfert des routes nationales dites d’intérêt local aux collectivités et la réorganisation des services de l’Etat avec la création des DIR, en charge des 12 000 kilomètres de réseau routier national non concédé (RRN).
  • La volonté de la gendarmerie de se désengager de la gestion des appels du RAU afin de répondre aux prescriptions de la révision générale des politiques publiques. A l’heure actuelle, si la gestion des appels RAU sur le réseau autoroutier concédé a été transféré aux sociétés concessionnaires, les Centres d’Opérations et de Renseignement de la Gendarmerie assurent encore la gestion du RAU du réseau routier national non concédé.

Le R.A.U. va donc se transformer dans les années qui viennent, en tenant compte des évolutions technologiques, de l’évolution des habitudes des usagers et des enjeux organisationnels des services de l’Etat, et en gardant toujours son exemplarité en tant qu’équipement de sécurité routière.

Pour plus d’informations sur l’état du R.A.U. en France et des dispositifs similaires dans les autres pays européens, consultez la présentation effectuée au congrès ATEC/ITS 2011 par LEE Conseil et Logma SA Consulting, suite à une étude commanditée par le Certu.Des perspectives quant à l’avenir du R.A.U. pour le réseau routier national sont aussi données.

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