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Applications smartphone pour la recherche d’une place de stationnement

Source : Ville Rail § Transports, n°507, p. 30-33, 17 novembre 2010

Une étude menée par la société d’ingénierie SARECO en 2005 sur Grenoble, Lyon et Paris, estime qu’en moyenne 10% des véhicules en circulation à un instant t cherchent une place de stationnement. Or, ces véhicules qui tournent en rond participent à l’engorgement de la circulation et polluent énormément. Dans une étude menée pour le Prédit en 2003, JMJ Conseil montre qu’avec une bonne rotation des véhicules sur les places de stationnement, la distance moyenne « de recherche » d’une place serait ramenée de 1 600 à 400 mètres ce qui diviserait également au final par quatre la pollution due à cette recherche de stationnement.

Pour optimiser cette rotation, de nouvelles solutions techniques émergent. Elles permettent l’identification en temps réel des places libres sur la voirie et la transmission de l’information sur le smartphone de l’usager.

En France, la première expérimentation s’est déroulée à Lyon début 2009, sous l’égide du Prédit, en partenariat avec Parkéon et Lyon Parc Auto. Il s’agit d’un système d’analyse de présence des véhicules et de calcul de la durée du stationnement grâce à des capteurs, fabriqués par C-Zam, placés sous la chaussée. Libre ensuite à l’exploitant de diffuser ou non l’information via internet, panneaux d’affichage en ville ou smartphones aux automobilistes pour les guider ou de donner cette information aux services de contrôle pour les contraventions.

La société toulousaine Lyberta expérimente sa solution, développée fin 2009, sur 4 places d’une rue de Toulouse. L’information récoltée par les capteurs est réactualisée toutes les 10 secondes et diffusée aux clients sur leur smartphone ou par SMS pour les possesseurs de mobiles plus classiques. Il est même possible de dématérialiser totalement le paiement en proposant des badges à placer dans les voitures : l’usager paie à la minute et est débité en fin de mois. La fonctionnalité du système étant avérée, il sera peu à peu déployé à d’autres secteurs de Toulouse. D’autres villes comme Nice souhaite s’équiper de système de stationnement intelligent afin de fluidifier la circulation.

Nul besoin de capteurs en revanche avec le nouveau système Uinfopark d’Utilisacteur disponible pour l’instant uniquement sur iPhone. Cette application, téléchargeable gratuitement sur www.utilisacteur.fr ou l’appStore d’Apple, permet à tous les usagers de partager des informations sur les possibilités de stationnement en milieu urbain. Il s’agit du premier service de stationnement participatif prédictif en temps réel. Ceux qui viennent de se garer doivent se géolocaliser, renseigner la durée prévisible de leur stationnement puis confirmer leur départ de la place de stationnement. L’usager peut ainsi consulter les places de stationnement disponibles ou qui vont bientôt se libérer à proximité. Le service est trop récent pour avoir atteint la masse critique d’utilisateurs mais pourrait constituer une solution efficace pour l’optimisation du stationnement.

Ces systèmes participant à un stationnement intelligent, avec ou sans capteurs, sont prometteurs. Mais ils ne doivent pas se substituer à une politique de stationnement réglementé. Il faudra rechercher le bon équilibre sous peine d’un résultat contre-productif. En effet, ces systèmes facilitant le stationnement pourraient encourager l’usager à prendre sa voiture et avoir finalement un impact négatif sur la congestion et l’environnement.

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