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Sécurité routière

La sécurité routière est un thème transversal dans le domaine des transports, elle concerne l’ensemble des connaissances, dispositifs et mesures visant à éviter les accidents de la route ou à en atténuer les conséquences. Les ITS peuvent, de fait, contribuer directement ou indirectement à la sécurité routière. Ainsi se développent les systèmes de surveillance et d’alerte "bord de voie" qui permettent d’alerter les usagers d’une difficulté de conduite. Il existe également des systèmes embarqués d’aide à la conduite qui sont en capacité de pallier les défaillances du conducteur et de l’aider dans sa tâche de conduite en l’informant ou en réalisant, à sa place, un certain nombre d’opérations visant à une gestion plus optimale du véhicule. D’autres dispositifs permettent de protéger directement les usagers (protection des usagers). Enfin, d’une autre façon, le Contrôle Automatisé participe à la sécurité routière en cherchant à faire respecter la réglementation.

Pour en savoir plus : site de la sécurité routière


Galerie

  • Station météo et capteur de hauteur d'eau (Projet SARI)

Systèmes de surveillance et d’alerte

Les systèmes de surveillance et d’alerte sont des dispositifs généralement installés en bord de voie et qui ont pour principal objectif :

  • pour les systèmes de surveillance, de délivrer des informations aux gestionnaires de voirie sur les conditions locales pouvant affecter l’état de la route en raison de conditions météorologiques dégradées, d’évènements récurrents ou fortuits susceptibles d’affecter les déplacements et la sécurité des usagers ;
  • pour les systèmes d’alerte, de fournir aux usagers de la route une information circonstanciée relative à une dégradation, un événement temporaire pouvant entraîner un risque pour l’activité de conduite. Les systèmes d’alerte viennent généralement compléter des dispositifs existant de signalisation routière.

Dans les systèmes de surveillance, il faut distinguer ceux qui concernent plutôt les conditions d’état de la route indépendamment des conditions de circulation. Les dispositifs destinés à la gestion des situations météorologiques dégradées appartiennent à cette famille : stations de météorologie routière utilisées en situation de gestion des situations hivernales et les dispositifs de mesure de visibilité réduite par temps de brouillard. Il y a aussi les dispositifs caractérisant localement la dégradation de l’adhérence de la routes tels que la mesure de la hauteur d’eau par exemple. Les autres systèmes de surveillance concernent des événements liés au trafic et à la sécurité des usagers. La détection automatique d’incidents (DAI) constitue une application essentielle pour les gestionnaires en particulier sur les autoroutes et les voies rapides urbaines. Certains dispositifs de contrôle d’accès peuvent aussi concourir à la sécurité routière en détectant des intrusions de véhicules sur des routes ou des ouvrages non autorisés afin de pouvoir estimer les risques en temps réel.

Les systèmes d’alerte sont des dispositifs destinés à délivrer aux usagers une information de sécurité routière soit en relation directe avec le comportement de conduite (vitesse inadaptée, …), soit en relation avec un événement avéré (incident ou accident) soit concernant une information descriptive de conditions de circulation dégradées. Les médias associés à ces systèmes d’alerte peuvent être un renforcement de la signalisation existante, des PMV ou un affichage spécifique propre au système d’alerte. Ces dispositifs peuvent appartenir à l’une de ces familles ou bien combiner plusieurs approches selon les principes d’activation et le média proposé. A titre d’exemples non exhaustifs, on peut citer les systèmes suivants : avec les comportements de conduite, on peut citer :

  • les rappels vitesse, qui délivrent une information de rappel de la prescription de la vitesse lorsque les usagers circulent avec une vitesse excessive ;
  • les alertes vitesses qui délivrent un message d’avertissement en cas de dépassement de la vitesse réglementaire (radars à vocation pédagogique, vitesse moyenne et distance inter véhiculaire sur A10) ;
  • les signalisations dynamiques asservies aux événements ponctuels tels que les fermetures de passages à niveau, la protection des arrêts de car ou la protection de traversées piétons.

Dans le cas ou les messages d’alerte sont délivrés par des PMV, l’élaboration des messages d’information devra respecter les recommandations existantes.


Liens externes

Projet SAFERIDER sur l’intérêt et le transfert des aides à la conduite auto vers la moto


Protection des usagers

Les ITS contribuent à la protection des personnes à travers

  • des dispositifs embarqués visant à protéger le conducteur ou ses passagers ;
  • des dispositifs visant à protéger les usagers dits vulnérables : piétons, vélos, deux roues motorisés.

Parmi les dispositifs de protection embarqués, les plus connus sont bien évidemment les airbags, ou coussins gonflables de sécurité, qui ont pour vocation de protéger les passagers lors d’une collision afin de leur éviter de percuter trop violemment certains éléments du véhicule (volant, appui-tête avant pour un passager arrière…). Ils sont associés aux ceintures de sécurité et à des prétensionneurs de ceinture (SRS). D’une manière générale, ces dispositifs sont dit de « sécurité passive » ou « secondaire » et ont pour objet de minimiser la gravité d’un accident.

Hors du véhicule, se développent également des dispositifs de protection à destination des usagers dits vulnérables. Ainsi, il existe des systèmes qui visent à prévenir les automobilistes de la présence d’un piéton ou d’un vélo à proximité afin de réduire les risques de collision. Sont également à l’étude des capots « intelligents » capables de se soulever de manière automatique en cas de choc avec un piéton.

Concernant les deux roues motorisés, on notera le développement d’airbags moto ou de gilets gonflables. Ainsi le projet DAMOTO (nouvelle fenêtre) travaille sur la conception et le développement de méthodes et outils pour répondre à la question du déclenchement de système de sécurité passifs ou actifs. Toujours d’un point de vue expérimental, le projet SAFERIDER (nouvelle fenêtre) a pour objet d’étudier l’intérêt et le transfert des aides à la conduite auto vers la moto.

Pages associées

Projets de recherche



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Systèmes embarqués d’aide à la conduite

Les systèmes d’aide à la conduite sont un secteur en pleine mutation. La plupart des systèmes actuels présents en série dans les véhicules ont pour objectif de pallier aux défaillances du conducteur, mais l’évolution récente est d’ajouter l’intégration d’objectifs de confort ou d’efficacité énergétique. Les systèmes d’aide à la conduite agissent sur la sécurité soit en aidant le conducteur à éviter un accident ou une situation à risque, soit en cherchant à en minimiser les conséquences. Les principales catégories de fonction d’assistance sont les suivantes :

  • Appel d’urgence (ou eCall) : C’est un boitier capable de détecter un choc et donc de pouvoir prévenir plus rapidement les secours. Ces systèmes équipent parfois certains éléments de l’infrastructure.
  • Assistance au freinage d’urgence (AFU) : Il s’agit de systèmes de freinage électronique (EBS) ou de systèmes de freinage antiblocage (ABS).
  • Avertisseur d’obstacle et de collision : Un radar à l’avant du véhicule permet de mesurer la distance avec le véhicule le plus proche et donc de prévenir le conducteur en cas de risque.
  • ESP (Electronic stability program) : Un équipement électronique permettant de stabiliser les trajectoires. Il existe aussi des systèmes de surveillance de trajectoire latérale (lane departure warning - LDW).
  • Visibilité en conditions dégradées (visibility enhancement) : L’objectif est d’améliorer la visibilité du conducteur à l’aide de caméras capables de « voir » la nuit ou dans le brouillard.
  • Systèmes régulateurs de vitesse(SRS) : Il s’agit des très communs régulateurs et limiteurs de vitesse, mais on trouve de plus en plus le régulateur de vitesse adaptatif (ACC). Une évolution récente non encore commercialisée est le Limiteur adaptatif de la vitesse (intelligent speed adaptation) ou LAVIA pour la version française.

On pourra trouver la description d’autres systèmes d’aide à la conduite pour véhicules intelligents sur le site dédié (nouvelle fenêtre) de la communauté Européenne.

Les fonctions d’assistance sont nombreuses et peuvent être combinées, mais l’efficacité des systèmes obtenus est difficile à évaluer. De manière générale, le développement de certaines nouvelles technologies embarquées n’est d’ailleurs pas sans poser de nouvelles questions :

  • des interfaces mal conçues peuvent être à l’origine de surcharge d’information et sources de nouveaux risques ;
  • l’acceptabilité sociale des nouveaux systèmes peut également en freiner le développement.

La recherche scientifique étudie la fiabilité et l’impact des nouvelles générations de systèmes d’aide à l’aide d’expériences sur routes réelles (Field operational tests FOT). Avec l’apparition des systèmes nomades (smartphones, tablettes etc.), la catégorie des systèmes d’aide à la conduite s’agrandit et s’ouvre à de nouvelles fonctions comme l’information au conducteur (cartographie, trafic, réalité augmentée …) ou l’aide à l’efficacité environnementale (éco-conduite). Mais l’évolution majeur de ces systèmes risque de provenir des moyens de communication sans fils et de la précision des informations disponibles ou mesurées par les capteurs du véhicule.


Focus

Le contrôle de la réglementation peut s’effectuer en faisant appel aux STI via le Contrôle Automatisé (CA).


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Contrôle de la réglementation

Depuis 2003, l’État a mis en place un système de contrôle automatisé des infractions au code de la route pour :

  • améliorer la sécurité sur la route en suscitant une modification profonde des comportements au volant et en faisant baisser la délinquance routière ;
  • susciter un changement durable de comportement des automobilistes en rapprochant la sanction du moment de l’infraction ;
  • alléger les tâches de contrôle des forces de l’ordre qui peuvent ainsi se concentrer sur la lutte contre d’autres formes de délinquance.

Le CA fait bien partie des systèmes de transports intelligents de par la mise en œuvre de technologies variées (radars, boucles électromagnétiques, transmission, cryptage…) dans une chaîne technique interministérielle depuis la détection de l’infraction jusqu’au traitement final de l’avis de contravention.

La force du système repose sur son inviolabilité et sur le traitement rapide des infractions détectées sur le terrain puis transmises et constatées au Centre Automatisé de Constatation des Infractions Routières (CACIR) et enfin traitées au Centre National de Traitement (CNT), situé à Rennes.

Pour en savoir plus sur la mise en place du CA, vous pouvez consulter la rubrique consacré aux radars sur le site de la sécurité routière